RapidShare devra filtrer les fichiers transférés sur leurs serveurs

À la demande de la société de gestion des droits musicaux GEMA, ainsi que des éditeurs de livres De Gruyter et Campus, la cour de justice en Allemagne a demandé au service d’hébergement RapidShare, de filtrer les milliers de fichiers uploadés par ses utilisateurs.

Comme tous les services d’hébergement, RapidShare est souvent utilisé par les membres pour héberger du contenu illégal. Bien que le tribunal reconnaît les efforts fournis durant ces derniers mois par RapidShare, il estime que le service n’a pas encore assez fait pour empêcher les fichiers sous copyright d’être uploadés sur leurs serveurs. De ce fait, le service d’hébergement devra surveiller les téléchargements des utilisateurs pour s’assurer qu’aucun des titres sous copyright ne soient à nouveau hébergés, ce qui implique un filtrage obligatoire et un suivi de tous les téléchargements.

Même si aucune copie écrite du verdict n’a encore été rendue publique, l’industrie du livre voit déjà cela comme une victoire historique :

Les sites Internet ne peuvent plus fuir leurs responsabilités ainsi que les profits liés aux infractions des droits d’auteur suite à l’envoi de données par des utilisateurs anonymes.

Une réjouissance anticipée qui agace le porte parole de RapidShare, Daniel Raimer, qui déclare que rien n’est fait et que ce n’est pas professionnel d’évaluer un jugement avant même la disponibilité du verdict écrit.

De plus que ce jugement est en totale contraction avec la haute cour Européenne qui, en février dernier, avait jugé que de filtrer le contenu d’un site d’hébergement de manière proactive n’était pas possible, car cela violerait la vie privée des utilisateurs et entraverait à la liberté d’informations.

RapidShare RapidShare devra filtrer les fichiers transférés sur leurs serveurs


Les serveurs de Foxconn piratés

Foxconn ne connait pas des jours heureux, cette entreprise taïwanaise spécialisée dans la fabrication de produits électroniques, avec comme clients Apple, Sony, Microsoft ou encore IBM, connue par de nombreux organismes à cause des conditions de travail qui sont inhumaines, s’est faite pirater par un groupe de hackers nommé « Swagg Security« .

Des informations personnelles mises en ligne
Le groupe de hackers a récupéré les mots de passe ainsi que les noms d’utilisateur des responsables de la société qui se baladent désormais dans un fichier torrent, partagé publiquement sur la toile. Foxconn s’est empressé de désactiver les serveurs services.foxconn.com, afin de limiter les dégâts. Pour parvenir à entrer dans le réseau interne de la firme, SwaggSec a exploité une faille présente dans une ancienne version d’Internet Explorer qu’un employé de Foxconn utilisait (NDLR : quelle idée d’utiliser IE aussi). Le groupe de hackers revendique cette attaque et ils ne s’en cachent pas : une action faite selon eux, sans grandes intentions…

Bien que nous soyons consternés face aux conditions de travail chez Foxconn, nous ne piratons pas une société pour une telle raison et même si nous sommes curieux au sujet de l’existence de l’iPhone 5, nous n’hackons pas pour cette raison [...] Nous aimons exposer les gouvernements et les sociétés, mais la raison la plus importante reste l’hilarité résultante de la compromission et de la destruction d’une infrastructure.

Foxconn hack Les serveurs de Foxconn piratés