Intel Haswell : Vers des IGP toujours plus performants

Les processeurs Ivy Bridge sont encore attendus pour le courant du mois d’Avril au mieux, cela n’empêche pas Intel de communiquer sur sa nouvelle architecture à savoir Haswell et plus particulièrement sur sa partie graphique.

Un processeur en Tock

Les Ivy Bridge représentent un « Tick » dans le cycle de développement d’Intel. Pour rappel, un Tick est un « die shrink » d’une architecture existante, c’est à dire une version utilisant un procédé de gravure plus fin, permettant d’augmenter le nombre de transistors, optimiser la consommation et finalement rentabiliser les coûts du processus de gravure nouvellement atteint.

Le « Tock » quant à lui inaugure une architecture complètement différent par rapport à l’ancienne génération, c’est précisément dans ce cas de figure que se place l’architecture Haswell.

De 32nm pour les Sandy Bridge, nous passons à 22nm pour les Ivy Bridge et Haswell ce qui se traduit par un espace supplémentaire disponible pour y placer transistors et autres modules supplémentaires.

Si les performances brutes des puces du fondeur ne sont plus à faire, ce sont indiscutablement les aptitudes en calcul graphique qui sont au centre de toutes les attentions. Les HD 3000 ont rendues accessibles des tâches de compression/décodage vidéo à des configurations modestes dépourvues de cartes graphiques dédiées, elles ont également démontrées leur capacité à faire tourner certains jeux récents peu gourmands en ressources (moteur Valve).

Un cache de niveau 4 pour l’IGP

Les HD 4000 ne devraient pas non plus démériter et si l’on en croit Intel, les futurs IGP intégrés aux processeurs de la génération Haswell seront équipés d’un niveau de cache supplémentaire aux côtés des actuels L1, L2 et L3. Ce cache de niveau 4 servira en fait de mémoire vive ultra-rapide à disposition de l’IGP; Directement intégré au sein du processeur (comprendre qu’il se situe avant le bus de transfert processeur/northbridge), ce cache L4 occupe un espace conséquent.

Reste donc à en savoir un peu plus sur la partie véritablement « graphique » de cet IGP, à savoir nombre d’unités de calculs ou encore la fréquence de fonctionnement de l’ensemble.

Vers la fin des cartes graphiques pour le grand public ?

Quoiqu’il en soit, Intel a bien l’intention de poursuivre sa quête de performances graphiques plus que correctes sur ses nouvelles puces, nous ne serions pas étonnés qu’à terme, le marché des cartes graphiques ne se résume qu’à une poignée d’utilisateurs : les joueurs et les professionnels. C’est notamment ce qui s’est passé pour les cartes son en leur temps.

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« à gauche l’architecture Ivy Bridge, à droite Haswell et son cache L4″


Intel Tuning Protection : assurance-vie pour overclocker

Intel réalise un pas de plus vers sa communauté de niche à savoir les overclockers.

En effet, le fondeur vient de mettre en place une véritable assurance-vie à l’attention d’un certain nombre de ses processeurs, le Tuning Protection Plan.

Cette garantie contre tous dommages liés à l’overclocking n’est disponible que sur le site du constructeur et son prix varie de 15€ à 27€ suivant le processeur.

Bien entendu, cette garantie ne s’adresse qu’aux processeurs dernière génération (en version boîte) de la marque munie d’un coefficient multiplicateur débloqué soit les modèles suivants : Core i5-2500k, Core i7 2600k, Core i7 2700k et les versions haut de gamme Sandy Bridge-E : Core i7 3930k et i7 3960X.

La garantie devra également être achetée au plus tard un an après l’achat du processeur éligible et couvrira un seul et unique remplacement de votre processeur suite à un overclocking hasardeux durant les trois ans de la garantie classique et dans les 30 jours suivants le paiement (qui ne peut être réalisé que via Paypal pour une raison inconnue).

Depuis le lancement en 2009 de son premier processeur à coefficient débloqué le E6500K (à l’époque le K était déjà destiné aux processeurs débloqués de la firme, avant un changement de philosophie avec les « Extreme Edition »), Intel n’a jamais voulu exposer clairement sa position sur la question de l’overclocking, toléré jusqu’à présent, les différentes itérations de sa gamme de processeurs ont historiquement toujours été synonyme d’inquiétudes sur les possibilités d’overclocking de ses produits (bloquera, bloquera pas ?) hormis les vitrines technologiques que représentent les Extreme Edition.

Intel en profite donc pour mettre les choses au clair en affirmant qu’il s’agit d’un test afin de mesurer la popularité de cette démarche auprès des passionnés.

Rappelons également que même si l’overclocking des Sandy Bridge (et même des Nehalem et des Westmere en leur temps) est devenu une formalité (la gamme Sandy Brige se payant même le luxe d’atteindre les 5Ghz stables en 30 secondes de manipulations) des risques existent. Les chances de « griller » un processeur sont certes minimes compte tenu des dispositifs de protection présents sur la carte mère, le processeur, mais également à l’intérieur de l’alimentation, mais tout ceci à un prix : une tension élevée appliquée au processeur sur une période prolongée diminue drastiquement sa durée de vie, la démarche d’Intel de calquer la durée de son Tuning Protection Plan sur la garantie constructeur (3 ans) est donc judicieuse et bienvenue pour les passionnés possesseurs ou futurs acquéreurs des processeurs concernés.

sandybridge 4900mhz pcgh Intel Tuning Protection : assurance vie pour overclocker