Google Chrome bientôt sur iOS ?

Google Chrome est un excellent navigateur qui, doucement mais sûrement, grignote le monopole qu’avait Internet Explorer depuis une dizaine d’années maintenant. Google ne compte pas s’arrêter là avec son navigateur, et le propose désormais sur Android ICS. Il pourrait même le porter sur iOS, pour faire de l’ombre à Safari.

Un cabinet d’analyse américain Macquarie déclare en effet que Google serait prêt pour importer Chrome sur le téléphone d’Apple. Après avoir attendu Android 4 pour proposer Chrome sur mobiles, Google pourrait continuer sur sa lancée et marcher sur les plates-bandes d’Apple. Il faut savoir que la firme de Mountain View paie à la pomme plus d’un milliard de dollars pour être le moteur de recherche par défaut de Safari. En sortant Chrome sur iOS, qui est mieux foutu et plus rapide que Safari, Google ferait baisser le trafic web du navigateur d’Apple, et à terme, baisser le prix qu’il paie. Le cabinet d’analyse rajoute également que Chrome pourrait arriver avant la fin de l’année. Alors, doit-on s’attendre à voir arriver Chrome sur l’appstore prochainement ? Ce n’est pas impossible…

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Chrome continue sa progression en France

Médiamétrie vient de publier les chiffres concernant l’utilisation des navigateurs internet en France, et comme on pouvait s’y attendre, Google Chrome continue son avancée et 24,4% des visites internet en France sont faites par le biais de ce navigateur (contre 15,4% en mars 2011). Chrome est sur les talons de Firefox qui enregistre 27,8% des visites, contre 30,4% l’année dernière. Safari gagne également lentement mais sûrement du terrain en atteignant 11,8%, contre 8% l’année dernière, notamment grâce aux iPhone et iPad.

Coup dur pour Internet Explorer qui n’est utilisé que dans 33,8% des cas. Certes, le navigateur de Microsoft reste toujours en tête, mais chute de plus de 10 points, enregistrant 44,5% des visites l’année dernière à la même période. Il faut tout de même relativiser en signalant que l’étude a été réalisée sur des sites bien précis, et ne donne qu’un aperçu de la réalité française en matière de navigateurs.

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iOS : une faille embêtante sur Safari

Une nouvelle vulnérabilité a été découverte sur le navigateur Safari mobile qui tourne sur iOS 5.1. Cette dernière est d’ailleurs assez embêtante au niveau de la sécurité, puisqu’elle permettrait aux hackers de pouvoir afficher une URL différente de la page sur laquelle on se trouve. Bien qu’Apple soit déjà au courant depuis le début du mois, aucun correctif n’a encore été publié, donc en attendant, restez prudent lorsque vous remplissez un formulaire.

Cette vulnérabilité a été découverte par MajorSecurity, qui a démontré que cette faille était liée au traitement de l’URL par le module javascript window.open(). Une faille qui peut être détectée facilement sur un PC, mais pas sur iOS. Notez que la vulnérabilité de cette faille a été testée sur les systèmes iOS 5.1 et iOS4. Il vous sera possible de la tester par vous-même, en entrant directement cette URL dans votre iPhone/iPad.

Safari iOS iOS : une faille embêtante sur Safari


Google suspecté d’espionnage d’utilisateurs Apple

Google semble vouloir passer maître dans l’art de faire parler de lui de façon négative, après avoir initié une polémique jusqu’aux plus hautes sphères des institutions internationales avec la refonte de sa politique de confidentialité, après avoir lancé un programme d’espionnage consentant à destination des utilisateurs américains, voici que le géant du web est suspecté par le Wall Street Journal d’avoir espionné des utilisateurs de Safari en ignorant les paramètres de confidentialité du navigateur de la firme de Cupertino.

La portée de cette « surveillance non autorisée » est large : elle concerne à la fois les versions pour ordinateurs de bureaux (marginal), mais aussi et surtout les utilisateurs des versions mobiles de Safari, soit un nombre très important d’internautes compte tenu du parc d’iPhone dans le monde. Les données issues de ces surveillantes contiennent principalement les habitudes de navigation des utilisateurs, le Wall Street Journal affirme que ces données ont été collectées à l’aide d’une faille qui n’en est pas vraiment une, mais que Google a su exploiter à son avantage :

Par défaut, Safari bloque l’accès aux cookies des sites internet que l’utilisateur n’a jamais visité, cependant lorsqu’un utilisateur consulte une publicité ou remplit un formulaire, un cookie peut s’incruster parmi ceux autorisés sans que l’utilisateur n’en ait visité le site cible. Et c’est donc grâce à cette parade que Google a pu réaliser cet espionnage : la société a injecté du code dans les publicités à destination de DoubleClick, sa régie publicitaire. Ce code trouvable dans le bouton +1 faisait croire à Safari que l’utilisateur soumettait un formulaire aux serveurs de Google autorisant de fait le paramétrage d’un cookie autorisé dont le but était de récupérer les habitudes de navigation des utilisateurs. Seule parade pour les utilisateurs des versions mobiles, spécifier qu’aucun cookies ne puisse être enregistré durant la navigation, ce qui peut sembler une évidence pour certains ne le sera certainement pas pour d’autres et rapporté au nombre d’utilisateurs de Safari dans sa version mobile, l’impact de ce code est pour le moins évidente.

Google se défend tant bien que mal, mais souligne dans la foulée que le code incriminé a depuis été supprimé:

Nous avons utilisé une fonctionnalité connue de Safari pour fournir des fonctions que les utilisateurs connectés à Google ont activé. Il est important de souligner que ces cookies publicitaires ne collectent pas d’informations personnelles

D’autres sociétés sont également identifiées comme utilisant ce procédé : Vibrant Media Inc, WPP PLC’s Media Innovation Group et Gannet Co.’s PointRoll.

Apple de son côté a fait savoir qu’il était désormais au courant de cette faille au sein du navigateur Safari et qu’il travaillait actuellement au déploiement d’un correctif.

C’est une stratégie très dangereuse de la part de Google, dangereuse et litigieuse, car la société tire la majorité de ses revenus de la publicité : sa régie publicitaire DoubleClick, son programme Adwords et ses différents partenariats sont au centre de sa stratégie de marché. S’octroyer un avantage de manière aussi triviale est bien l’un des moyens les plus directs de se retrouver sur le devant de la scène et s’attirer la méfiance, voir la défiance des utilisateurs, mais aussi des annonceurs (qui se seraient bien privé de cette mauvaise presse) à l’égard des publicités gérées par la firme de Moutain View.

Les données collectées servant probablement à proposer une publicité très ciblée, il n’est pas improbable que la société subisse les contre-coups des informations révélées que ce soit par des poursuites judiciaires pour concurrence déloyale que pour violation de vie privée.
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