La visite de sites terroristes punie par la loi ?

L’affaire Mohamed Merah et les crimes qu’il est soupçonné d’avoir commis ont ému la France entière. Notre président Nicolas Sarkozy a déjà tiré quelques conclusions de cette affaire et souhaite par conséquent contrôler et punir toute personne qui se rendrait de manière habituelle sur des sites web extrémistes ou qui appellent à la haine et à la violence.

C’est ce midi que nous avons appris la nouvelle, en effet suite aux actes terroristes effectués par le présumé coupable Mohamed Merah le président a fait une déclaration télévisée officielle et souhaite que dorénavant toute personne qui visite de façon régulière un site web de nature extrémiste ou prônant la violence et la haine soit punie par la loi. Cela implique donc de surveiller ce que font les Français sur Internet. On touche là au problème de la vie privée et cette annonce n’est donc pas anodine.

Pour l’instant ce n’est qu’un projet évoqué par le président et rien n’a encore été voté et encore moins appliqué, mais l’idée est là et j’ose espérer qu’elle ne sera pas votée dans l’indifférence totale. Se pose également le problème de l’application de cette loi si jamais elle venait à être adoptée. Quel organisme sera chargé d’analyser le trafic internet ? Une société indépendante, un service de l’état ou nos propres fournisseurs d’accès à internet ? Nous ne connaissons pas non plus la méthode de surveillance qui sera utilisée, ni même la liste des sites potentiellement dangereux ou comment et par qui ils seront déterminés comme tels. Beaucoup de questions qui n’ont pas encore de réponse, mais c’est un sujet sensible et je ne suis pas sûr qu’un évènement comme celui-là puisse justifier d’annoncer ce genre de décisions lourdes de sens. Je pense que le débat est intéressant et je vous invite donc à donner votre point de vue dans les commentaires de cet article.

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L’allemagne suspend également sa signature de l’ACTA

Nouveau coup dur pour le camp des partisans du traité de coopération international de lutte contre la contrefaçon. Après la Pologne, c’est au tour d’un autre pays, et non des moindres, de suspendre son adhésion au traité au coeur d’un mouvement de contestation sur l’ensemble du continent européen.

Selon le Spiegel, le ministère des affaires étrangères allemand aurait retiré ses instructions de signature de l’ACTA, le gouvernement souhaite par ailleurs que le Parlement Européen expose son orientation sur la question avant d’aller plus loin dans un sens ou dans l’autre.

Le Parlement Européen qui est actuellement dans la tourmente après la démission de son rapporteur, en signe de protestation contre des pressions exercées sur les députés afin qu’ils votent le plus rapidement sans possible sans leur laisser le temps d’examiner la portée du texte sous tous ses aspects.

La décision de l’Allemagne n’est pas non plus une surprise aussi grande que l’on pourrait penser, le 26 janvier dernier nos voisins d’outre-Rhin n’ont pas fait le déplacement, comme cinq autres pays de l’Union Européenne, à Tokyo afin de signer l’accord anti-contrefaçon, ils avaient alors prétexté d’un contre-temps en s’engageant à signer à une date non communiquée, le traité.

Nous rappelons simplement que la France est signataire du traité aux côtés des États-Unis notamment.

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ACTA : mobilisez-vous pour la manifestation du 11 février

Des manifestations sont prévues le 11 février en Europe et dans quelques autres pays pour se mobiliser contre ACTA, projet de loi international liberticide voté récemment par l’UE. Les militants dont les Anonymous appellent à la manifestation afin de se faire entendre du gouvernement.

Une grande organisation :
Pour toutes les personnes souhaitant manifester contre ACTA, une page wiki est ouverte notifiant tous les pays qui prendront part à la manifestation : l’Allemagne, l’Angleterre, l’Autriche, la Suisse, le Luxembourg, la Hollande, la Norvège, le Danemark, l’Espagne, le Portugal, la Russie, l’Italie, la France, la Bulgarie et plus encore… En France, 40 villes prévoient des actions, vous allez pouvoir cliquer sur une des villes pour savoir où partira la manifestation et à quelle heure. Sur GoogleMap une carte participative affiche tous les lieux des manifestations, nous constatons que certains seront mobilisés en Australie, au Canada et aux États-Unis.

Marseille : départ du vieux port à 14h.
Paris : départ Place de la Bastille à 14h.
Lyon : Place des Terreaux à 14h.

Manifestation ACTA ACTA : mobilisez vous pour la manifestation du 11 février

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Bruxelles s’oppose à SOPA par la voix de Neelie Kroes

Neelie Kroes, commissaire européenne en charge des nouvelles technologies compte bien faire entendre la voix européenne aux autorités américaines sur le sujet sensible et d’actualité de la répression autour de la protection des droits d’auteur sous la forme du projet SOPA, la loi antipiratage qui fait débat outre-atlantique.

C’est donc sous la forme de 3 tweets officiellement reconnus et attribués à la commissaire que la position de Bruxelles est exposée :

Nous n’avons pas besoin d’une mauvaise législation, mais plutôt de protections pour un réseau ouvert

La réglèmentation sur internet doit être efficace, proportionnée et préserver les bénéfices d’un réseau ouvert

Les excès de vitesse sont illégaux, mais on ne place pas de ralentisseurs sur nos autoroutes

Bien que ces déclarations n’auront certainement aucun impact sur la loi américaine, c’est dans la valeur politique et idéologique du message que réside l’intérêt d’une telle initiative.

La commissaire précise par ailleurs qu’elle n’entend pas défendre le piratage, mais que l’actualité mérite un « débat européen » sur la question.

Rappelons simplement en petits caractères que le président de la République, Nicolas Sarkozy ne porte pas particulièrement la commissaire dans son coeur

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Mark Zuckerberg contre SOPA et PIPA

Alors qu’avait lieu hier le débat du congrès pour la loi SOPA, de nombreux sites dont Mozilla, Reddit ou encore Wikipédia (qui a fait 162 millions de visiteurs ce jour-là) sont restés dans le noir. Facebook lui, restait actif. Mark Zuckerberg s’est quand même donné la peine d’ouvrir son Twitter (qui prenait la poussière depuis des mois), pour ajouter un lien vers son message Facebook sur lequel il explique être également contre ces lois liberticides sur Internet :

« Internet est l’outil le plus puissant que nous ayons pour créer un monde plus ouvert et connecté. Nous ne pouvons laisser ces lois mal pensées se mettre en travers du développement d’Internet. Facebook s’oppose à SOPA et PIPA, et nous allons continuer à nous opposer à toute loi qui nuira l’Internet.

Le monde a besoin de dirigeants en politique plus pro-internet. Nous avons travaillé avec nombreuses de ces personnes durant des mois afin de trouver de meilleures alternatives que celles proposées actuellement. Je vous encourage à vous renseigner sur ces questions et à dire au Congrès que vous voulez que les élus soient pro-internet. »

Facebook Mark Mark Zuckerberg contre SOPA et PIPA


Wikipedia sera hors service 24h afin de protester contre SOPA

Nous vous en parlions, de nombreux géants du Web avaient annoncé qu’ils fermeraient leurs sites afin de protester contre la loi SOPA et c’est Jimmy Wales en personne qui annonce sur son Twitter que Wikipedia dans sa version américaine sera indisponible le 18 janvier, et ce, pendant 24 heures. Il ajoute également à son compte : « avec votre aide, nous stopperons SOPA ».

Une action pour faire réagir.
Par cette action, l’encyclopédie libre espère sensibiliser les internautes sur ces lois qui pourraient nous priver de notre liberté sur Internet. Que ce soit pour SOPA ou PIPA, Wikipédia entend bien faire réagir et lorsqu’on sait que Wikipédia c’est plus de 24 millions de visiteurs quotidiens, on se doute bien que cette action ne restera pas invisible.

Que font les autres ?
Wikipédia ne sera pas le seul site à fermer ses portes le 18 janvier, se joindront à lui des sites américains comme Reddit, le réseau Cheezburger ou encore le site Minecraft… Mais alors qu’aura lieu demain le débat du Congrès américain sur SOPA que font Facebook, Google ou encore Amazon qui devaient pourtant se lier au blackout ? Il est peu probable qu’ils suivent le mouvement bien qu’ils n’approuvent pas la loi. Le PDG de Twitter qualifiant même cette initiative stupide et bête.

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HADOPI : un arsenal anti-streaming dans 3 mois !

Nouvelle sortie remarquée de notre cher ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand, lors de la Matinale du 25 novembre dernier sur Canal+. Faisant suite aux déclarations de notre Président de la République quelques jours auparavant, au sujet des sites de streaming, Frédéric Mitterand a expliqué qu’il allait « demander à l’Hadopi la manière de traquer le streaming illégal » et que des solutions seraient mise à place d’ici 3 mois.

« C’est une question qui est effectivement assez compliquée à résoudre, mais heureusement nous disposons d’un outil qui est assez formidable, Hadopi, qui va faire l’expertise nécessaire pour savoir comment s’y prendre », a déclaré le ministre de la Culture Frédéric Mitterrand ce vendredi matin, sur Canal+. « On va demander à Hadopi d’étudier la manière de traquer le streaming illégal », annonce-t-il, en reconnaissant que le blocage par les FAI des sites de streaming illégaux « fait partie de l’arsenal éventuel ». Pour le moment, il se refuse à être plus précis. « Je ne bougerai pas tant qu’Hadopi ne m’aura pas donné son expertise », insiste-t-il, expliquant qu’il « préfère faire les choses de manière raisonnable ».

streaming HADOPI : un arsenal anti streaming dans 3 mois !

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