RapidShare devra filtrer les fichiers transférés sur leurs serveurs

À la demande de la société de gestion des droits musicaux GEMA, ainsi que des éditeurs de livres De Gruyter et Campus, la cour de justice en Allemagne a demandé au service d’hébergement RapidShare, de filtrer les milliers de fichiers uploadés par ses utilisateurs.

Comme tous les services d’hébergement, RapidShare est souvent utilisé par les membres pour héberger du contenu illégal. Bien que le tribunal reconnaît les efforts fournis durant ces derniers mois par RapidShare, il estime que le service n’a pas encore assez fait pour empêcher les fichiers sous copyright d’être uploadés sur leurs serveurs. De ce fait, le service d’hébergement devra surveiller les téléchargements des utilisateurs pour s’assurer qu’aucun des titres sous copyright ne soient à nouveau hébergés, ce qui implique un filtrage obligatoire et un suivi de tous les téléchargements.

Même si aucune copie écrite du verdict n’a encore été rendue publique, l’industrie du livre voit déjà cela comme une victoire historique :

Les sites Internet ne peuvent plus fuir leurs responsabilités ainsi que les profits liés aux infractions des droits d’auteur suite à l’envoi de données par des utilisateurs anonymes.

Une réjouissance anticipée qui agace le porte parole de RapidShare, Daniel Raimer, qui déclare que rien n’est fait et que ce n’est pas professionnel d’évaluer un jugement avant même la disponibilité du verdict écrit.

De plus que ce jugement est en totale contraction avec la haute cour Européenne qui, en février dernier, avait jugé que de filtrer le contenu d’un site d’hébergement de manière proactive n’était pas possible, car cela violerait la vie privée des utilisateurs et entraverait à la liberté d’informations.

RapidShare RapidShare devra filtrer les fichiers transférés sur leurs serveurs


Deux semaines de sursis pour les fichiers MegaUpload

Hier, une rumeur faisait le tour du Web, affolant de nombreux utilisateurs concernant la suppression des données hébergées sur le site MegaUpload. Il est vrai que si certaines données sont illégales, certains utilisateurs (comme moi-même) utilisaient le site de manière légale pour stocker des données personnelles ou professionnelles. L’avocat Ira Rothken, chargé du service en ligne, déclare qu’un délai de deux semaines a été accepté par Carpathia Hosting et Cogent (les deux entreprises qui hébergeaient les données MU) après négociations.

Mission impossible ?
En effet on imagine mal dans quelle mesure les utilisateurs pourraient récupérer leurs données légales, cela impliquerait un trop grand travail pour trier les fichiers légaux de ceux qui sont protégés par les droits d’auteur. Sachant de surcroît que l’avocat n’a pas demandé un sursis pour que les utilisateurs puissent récupérer leurs données, mais plutôt parce que les fichiers hébergés constituent des preuves pour la défense. Alors bien que nous entendions parler ces derniers temps d’éventuelles plaintes collectives, notamment en Espagne avec le Parti Pirate Catalan, il n’y a tout de même que très peu de chances que cela aboutisse, mais espérons-le…

 Deux semaines de sursis pour les fichiers MegaUpload